Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de ancilla-et-cauchemars.over-blog.com
  • Le blog de ancilla-et-cauchemars.over-blog.com
  • : une histoire, un dessin, mieux qu'une thérapie
  • Contact

Profil

  • Bananolue
  • timide, préférant l'humour à toute autre forme de communication
  • timide, préférant l'humour à toute autre forme de communication

Catégories

9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 15:40

dessin4.jpg

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 01:11

 

 

e

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 20:40

Tant de villes et de maisons abandonnées, de rues envahies par les déchets, les cadavres de voitures, d'êtres vivants parfois. Des tas d'ossements jonchaient les caniveaux, des petits os, des animaux sans aucun doute dévorés par les Macaques. Dés qu'ils entraient dans une ville plus petite ou s'éloignaient dans les campagnes, les Macaques se faisaient plus rares. Les gens aussi. Curieusement, les gens avaient fuient les campagnes et banlieux pour rejoindre les grandes villes, les Macaques en avaient fais autant, manque de chance ou géni de leur part, il ne saurait le dire.

Chaque soir, ils s'arrêtaient dans des lieux éloignés des centres villes, la twingo devait refroidir, ils ne pouvaient rouler trop de temps. Benoît devait rester un maximum dans la voiture, au dehors sa respiration devenait sifflante et douloureuse, de l'avis de son père. Il se mettait plus le nez dehors sans vite sortir sa bouteille d'oxygène. Alexandre savait qu'un grand hôpital était sur leur route, il espérait pouvoir trouver d'autres bouteilles là bas. 

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:33

Sans poser la pioche, elle grimpa à l'arbre. Les traces de griffes sur le tronc et les branche lui apprirent que les Macaques en avait fait autant, sans toutes fois parvenir à extraire Lili. La chatte releva la tête. Ses yeux paraissaient tellement plus grands sur sa gueule émaciée. L'estomac de Léa se serra douloureusement. Comment avait-elle pu prendre autant de temps avant de réagir. La douleur de la chatte lui parvenait tout les jours, de même que la sienne quand Francis la battait, venir enlever plus de vie à son amie.

Elle ne devait pas détâcher la cage, mais l'ouvrir depuis l'arbre. Si Lili tombait au milieu des Macaques, elle n'avait aucun chance de s'en sortir, pas dans cet état. 

Accrochée à cette branche, le temps perdait son sens. Son estomac se serra. Comment allait-elle les sortir de là ?

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 13:29

Plus elle attendait et plus elle sentait la peur grandir en elle. Un coup de vent froid la fit frissonner. Cachée dans les hautes herbes, Léa guettait le bon moment. Le moment où elle devra se battre.

Soudain un cri inhumain s'éleva dans la nuit. Elle sursauta si fort que son coeur s'arrêta. Pas de doute possible, ils l'avaient repérée. Sans plus réfléchir, Léa se leva et dans un bond, souleva la pioche et s'élança en avant. Elle ferma les yeux et ses membres firent le reste. Le choc se répercuta dans ses épaules. La pioche au bout de ses bras s'agita. Elle s'y accrocha et perdit l'équilibre. 

Juste avant de toucher le sol, ses yeux s'ouvrirent. Sa pioche lui échappa et le Macaque qu'elle venait de trépanait bascula en arrière. Le sang dans la nuit éclata, noir. Léa serra les dents. Les autres accouraient. Elle se releva prestement, empoigna le manche gluant de la pioche et tira. Le métal grinça sur les os du crâne. Dans le mouvement elle en profita pour faucher un Macaque qui se jetait sur elle. Le torse déchirait, le monstre se recroquivilla.

Ils l'encerclaient. Leur yeux reflétant la pauvre lumière des étoiles, ils attendaient une erreur de sa part. Léa retint ses pensées, ils avaient tous été des hommes et des femmes, et dans leur façon d'agir elle le voyait. Elle en avait tué deux, elle était donc un danger, ils ne fonceraient pas tête baissé. Elle n'était pas pour un eux un repas, juste un amusement, probablement qu'ils se demandaient si cet amusement valait la peine de se faire massacrer.

"PARTEZ" Hurla-t-elle. Elle cru percevoir un sursaut. Aucune autre réaction de leur part. Elle pleurait sans même s'en rendre compte. Campée sur ses jambes, prête à bondir, elle tournait encore et encore pour leur faire face à tous. "RAAAH" s'égosillla-t-elle laissant toute sa peur et sa colère ressortir. Elle bondit en avant vers n'importe lequel, pioche au dessus de sa tête. Il ouvrit grand la gueule, découvrant un alignement de croc terrifiant. Elle le transperça. Ses boyaux tombèrent lentement dans l'herbe. Le cercle s'élargit. Léa se rapprochait de plus en plus de la cage. Le cercle se brisa. Les Macaques reculèrent sans pour autant la lâcher des yeux. Trêve, ils semblaient l'évaluer. Puis l'un d'eux poussa un cri court et roque et le cercle se changer en deux lignes. Léa n'était pas tranquille pour autant. Ils la scrutaient, prêts à se battre si l'occasion se présentait. Et tout se bruit avait peut-être réveillés ses geôliers. Elle devait faire vite.

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 08:05

Souvent dans les films qu'elle regardait blotti dans la couverture sur l'ancien canapé, dans son ancienne vie, celle tranquille dans la maison du vieux couple mort, la lune brillait haut dans le ciel pleine comme une future maman. Et dans les films le héro avançait fort de plusieur armes ou de son simple courage.

Cette nuit Léa n'avait rien de cela. Armée d'une pioche trop lourde, elle avançait dans la nuit complète, tentant juste de se souvenir du chemin qu'elle avait parcouru l'aprés-midi même.

Dans le fond de son crâne elle entendait faiblement le chant de Lili. La chatte usait de sa dernière énergie pour les sauver toutes les deux. Elle devait en faire autant.

Il lui semblait que chaque brins d'herbe était un danger, que l'air même était ampli de monstre prêts à surgir. Ses jambes tremblaient et son coeur battait trop fort. A plusieurs reprises elle retint un sanglot, se demandant pourquoi elle s'était lancé dans ce voyage, sa vie dans la vieille maison était plus simple et moins risquée. Mais elle se rassénéra en se souvenant que les Macaques devenaient trop nombreux dans la campagne, qu'elle avait forcement fait le bon choix. Même si en cet instant ça ne paraissait pas l'évidence.

Un bruit dans son dos. Elle s'accroupi et tenta de respirer calmement. Le tonnerre roula au loin. Nouveau bruit d'herbe plus prés cette fois. Elle aurait dû prendre la carabine. Elle était douée avec une carabine. La Terre sous sa main était humide. Le tonnerre déboula plus prés. Tout allait trop vite. Le bruit ne se reproduit pas.

Partir de nuit était trés risqué. Mais elle savait que Francis et Hélène dormaient. Ils dormaient beaucoup et trés profondément. A choisir un danger, elle avait pris le parti du moindre, les Macaques lui apparaissaient moins dangereux que le couple de faux fermiers.

Ses yeux habitués à l'obscurité, elle pressa le pas, tentant de ne pas porter trop d'attention aux bruits alentour. Les herbes frollaient ses cuisses. La pioche pesait lourd à son bras. Sa sueur coulait dans son cou, sur son menton. Son seul objectif : Lili.

Au bout d'un temps infini lui semble-t-il, elle cru apercevoir la cage. L'arbre était entouré de Macaque. Elle s'accroupî à nouveau. Les ombres sous l'arbre sautaient, grognaient. Des Macaques plein de Macaques, trop de Macaques.

Ses doigts serrèrent le manche de la pioche si fort que ses jointures craquèrent. Les monstres ne semblaient même pas être plus intéressés que ça par la chatte dans la cage. Et bien que Léa fut maintenant à même pas cent mètre d'elle, son chant restait trés faible dans sa tête.

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 22:55

Le repas se passa en silence. Et Léa n'aimait pas ça. Cela ne présageait rien de bon. Francis était un homme bruyant qui appréciait d'être entendu, il parlait fort et beaucoup. Ne pas l'entendre ce soir, le voir morne au dessus de sa soupe, Léa devinait ce que cela cachait. La nuit allait être longue.

Une fois encore elle refusa le morceau de viande qu'ils lui tendirent. Jamais elle ne pourrait manger du Macaque. C'était trop dégoûtant, non pas qu'elle n'aima pas la viande, mais l'idée du virus qui avait transformé un corps humain la révulsait. Rien ne prouvait que la cuisson diminuait les risques, même si ces deux là n'en semblaient pas affectés. Encore qu'elle n'aurait pas parié sur leur santé mentale. 

Cet aprés midi même elle s'était faufilée tout au bout, à presque un kilomètre pour apporter de l'eau et à manger à Lili. Francis l'accrochait de plus en plus loin pour appater les Macaques, ils avaitent dû déplacer la cage de tir. La chatte était mal en point, affaiblie et Léa ne parvenait plus à entendre ses émotions. Ca lui avait brisé le coeur. Quand elle revint à la ferme, Francis la cherchait. Il était en colère de ne pas l'avoir trouvé et alors qu'il levait la main bien haut pour l'abattre sur son visage, Hélène était apparut. Il avait immédiatement laissé retomber son bras le long de son corps, mais son regard avait bien fait comprendre à Léa qu'il n'en resterait pas là. Au fond elle s'en fichait pas mal. C'était vers Lili que ses pensées et ses craintes allaient. La semaine passait Francis avait réussi à la coincer au fond de la grange, Léa avait réçu un véritable raclée pour la premère fois de sa vie, Hélène avait forcement entendu ses cris résonner. Alors pourquoi avoir empêcher Francis faire de même cette fois encore ? a ce souvenir ses côtes lui firent mal et ça n'avait rien de psychologique.

Elle devait partir.

Ce soir.

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 22:21

La twingo passa de l'ombre à la lumière lentement. Le coeur d'Alexandre battait fort.

Ils partaient.

Le soleil tapa sur le pare-brise. La sensation de conduite était étrange, il n'avait pas eu à le faire depuis si longtemps. Il se sentait exposé, le moteur faisait du bruit. Soudain la certitude d'avoir oublié quelque chose d'essentielle l'empoigna. Il en sourit, c'était pareil quand ils partaient tout les trois en vacance. Dans une autre vie. 

Il savait que la ville était dégagée jusqu'à la sortit. On n'était pas dans un film de zombie où les gens abandonnaient leur voitures partout pour fuir. Le virus avait mis longtemps avant de se répendre, suffisament pour que la vie ai continué son cours pendant plusieurs semaines avant que chacun se rende compte que son voisin ou que son coiffeur n'était plus là. Quand aux coins des rues on tomba sur des cadavres et que des silhouettes étranges filaient dans le noir alors le monde paniqua.

Les immeubles défilèrent autour d'eux. C'était presque bon. Avoir un but.

Trouver le CLAPIER

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 19:07

La maman de Ninie ne répondit pas de suite à l'appel de sa fille. Et quand bien même cela n'aurait rien changé. Un peu plus tôt ou un peu plus tard, aucune différence n'aurait été constatée. Ce ne fut qu'aprés le dîner familliale, quand la maman accompagna Ninie pour la coucher, qu'elle découvrit dégoûtée les deux petites crottes du lapin. La gamine grimpa dans son lit en hauteur, non sans un regard plein de tendresse vers son animal, de retour dans le carton faute de mieux. "Ninie ! La maman se baissa et ramassa les crottes. C'est vraiment sale, la prochaine fois c'est toi qui ramassera les saletés de ton lapin

_ Bô, il s'appelle Bô.

_ Oui bah quand même, ma chérie."

La maman baisa le front de son enfant. Il n'y eu pas de prochain fois.

 

La famille Thibère fut le facteur déclenchant. Peut-être, beaucoup de scientifiques se penchèrent sur la question mais à quoi bon, que si ce lapin avait été adopté par une autre famille, les concéquences auraient été tout autre. Mais avec des "si", on refait le monde. Dans ce cas là, sans "si" le monde fut refait.

Les premiers signes ne tardèrent guère. Dans la nuit même, la main de la maman de Ninie enfla de façon inquiétante et elle fut réveillé en pleine nuit pas les lancements de douleur. "Comme une piqûre d'abeille" dira-t-elle le lendemain au médecin qui l'examina. Mais il ne décela aucune piqûre d'aucune sorte, si bien qu'il en conclu une allergie. Peut-être une chenille processionnaire, leur poils urtican provocant souvent ce genre de réaction. Elle rentra donc chez elle, la main toujours enflée une zone noire et insensible apparaissant sous la peau, mais convaincue du diagnostique du médecin. Ce dernier n'étant pas tombé si loin finalement. Une banale allergie.

Quand le phénomène s'amplifia, Victor son mari la conduit aux urgences. C'était seulement trois jours aprés l'arrivée du lapin. Ils l'examinèrent, la gardèrent en observation, pour la renvoyer chez elle deux jours plus tard guérie. La main ayant perdu de sa sensibilité mais l'épaule, le bras et la main avaient dégonflés. Elle ne se rendit pas compte de la lègère augmentation de sa température, ni même de la modification de son appétie. Trois jours aprés être sortie de l'hôpital, alors qu'elle prenait sa douche elle fut secouée par de violente douleur. Sa machoire se brisa, les os s'allongèrent, son dos se courba et alors que sa peau s'étirait avec brutalité ses cris se changèrent en hurlement inhumains. tout son corps se tordit sous d'atroce souffrance, son esprit fuya sous l'intensité du phénomène. Quand la créature sortit de sous la douche, mouillée et perdue, la maman de Ninie avait définitivement quittée ce corps. Elle seulement huit jours, le Macaque 0 massacra son premier animal. Bô ne put pas grand chose. Le Macaque 0 le dévora salement laissant des trainées de sang un peu partout dans l'appartement.

Quand Victor passa le pas de la porte, il n'eut pas le temps de se demander d'où sortait cette chose affreuse ni même où était sa femme. Le Macaque 0 lui bondit dessus et le mordit à plusieurs reprises. Il aurait put en mourir, mais non, car le hasard se joue de nous, se gausse, si le Macaque 0 n'avait pas ingurgité le lapin responsable (mais pas coupable) de l'allergie, son ADN n'aurait pas muté en virus transmissible. Ah la science.

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article
9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:50

Ce que Ninie se dit quand son papa lui offrit la boîte en carton trouée ce fut "est-ce que c'est mon petit chat ?" L'instant de déception passé, Ninie souleva le joli lapin blanc de sa boîte. Ses yeux noirs la fixaient, son museau remuait. Il était marrant. Voilà ce que Ninie pensa ensuite, que ce lapin est marrant avec son oreille noire. Elle remercia rapidement son père et enchaîna de suite avec le fait qu'il fallait lui acheter une cage et aussi un tunnel pour qu'il s'amuse. Les enfants trop gâtés ne disent pas sincèrement merci, ils ne le prononcent que pour fermer une phrase et en démarrer une nouvelle pleine de demandes. Ninie n'était pas à proprement parler l'enfant gâtée emprunte de clichés, crise dans les magasins ou caprices, non elle restait calme, écoutait ses parents et rangeait même sa chambre, parfois. Mais ce que Ninie aurait aimé avoir plus que tout, plus que le petit chat tout doux ou le lapin marrant, c'était de l'attention, quelques minutes de jeu avec sa mère ou son père et un NON. Un non quand elle réclamait quelque chose et qu'elle n'en avait pas vraiment besoin. Le chat, le lapin tout ceci n'était que pretexte pour passer du temps avec l'un ou l'autre de ses parents. Mais ils étaient fatigués le soir, aprés le travail, maman comme papa avait aussi mal à la tête. Alors Ninie, enfant unique, réclamait. Mais tout cela elle l'ignorait parce qu'elle n'était qu'une enfant et que finalement elle ne n'en sortait pas si mal. 

Le lapin sur les genoux, Ninie sourit à ses parents. "Allé, va le mettre dans ta chambre, on t'appellera quand le repas sera prêt, lui dit sa maman. elle lui caressa les cheveux et l'embrassa sur le front. Petite gâtée va.

Sa maman l'aimait sans nul doute mais sa maman ne jouait pas souvent avec elle.

_ D'accord." Ninie prit le lapin marrant et fila dans le couloir qui menait à sa chambre, tout comme à la salle de bain, aux wc, à la chambre de ses parents et au bureau. Un appartement tout ce qu'il y avait de plus "pensé". Elle déposa la lapin au sol de sa chambre. Le petit animal ne tenta pas de fuir, il n'y avait pas raison d'avoir peur. La petite fille s'allongea sur la moquette face à lui pour mieux le regarder. "Comment tu t'appelles ? Sur le coup elle failli se relever pour le demander à son père, puis se ravisa, c'était l'instant des grands là bas, ils ne voulaient pas d'elle. Comment je vais t'appeller ? Le lapin ne répondit pas, se contanta de lâcha deux toutes petites crottes, d'avancer un peu, puis remuer son museau. hum PanPan. Elle grimaça non, c'est pas beau. Bô. Je vais t'appeler Bô. Parce que t'es tout beau." Plutôt contente d'elle Ninie appela sa mère.

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article