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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 08:05

Souvent dans les films qu'elle regardait blotti dans la couverture sur l'ancien canapé, dans son ancienne vie, celle tranquille dans la maison du vieux couple mort, la lune brillait haut dans le ciel pleine comme une future maman. Et dans les films le héro avançait fort de plusieur armes ou de son simple courage.

Cette nuit Léa n'avait rien de cela. Armée d'une pioche trop lourde, elle avançait dans la nuit complète, tentant juste de se souvenir du chemin qu'elle avait parcouru l'aprés-midi même.

Dans le fond de son crâne elle entendait faiblement le chant de Lili. La chatte usait de sa dernière énergie pour les sauver toutes les deux. Elle devait en faire autant.

Il lui semblait que chaque brins d'herbe était un danger, que l'air même était ampli de monstre prêts à surgir. Ses jambes tremblaient et son coeur battait trop fort. A plusieurs reprises elle retint un sanglot, se demandant pourquoi elle s'était lancé dans ce voyage, sa vie dans la vieille maison était plus simple et moins risquée. Mais elle se rassénéra en se souvenant que les Macaques devenaient trop nombreux dans la campagne, qu'elle avait forcement fait le bon choix. Même si en cet instant ça ne paraissait pas l'évidence.

Un bruit dans son dos. Elle s'accroupi et tenta de respirer calmement. Le tonnerre roula au loin. Nouveau bruit d'herbe plus prés cette fois. Elle aurait dû prendre la carabine. Elle était douée avec une carabine. La Terre sous sa main était humide. Le tonnerre déboula plus prés. Tout allait trop vite. Le bruit ne se reproduit pas.

Partir de nuit était trés risqué. Mais elle savait que Francis et Hélène dormaient. Ils dormaient beaucoup et trés profondément. A choisir un danger, elle avait pris le parti du moindre, les Macaques lui apparaissaient moins dangereux que le couple de faux fermiers.

Ses yeux habitués à l'obscurité, elle pressa le pas, tentant de ne pas porter trop d'attention aux bruits alentour. Les herbes frollaient ses cuisses. La pioche pesait lourd à son bras. Sa sueur coulait dans son cou, sur son menton. Son seul objectif : Lili.

Au bout d'un temps infini lui semble-t-il, elle cru apercevoir la cage. L'arbre était entouré de Macaque. Elle s'accroupî à nouveau. Les ombres sous l'arbre sautaient, grognaient. Des Macaques plein de Macaques, trop de Macaques.

Ses doigts serrèrent le manche de la pioche si fort que ses jointures craquèrent. Les monstres ne semblaient même pas être plus intéressés que ça par la chatte dans la cage. Et bien que Léa fut maintenant à même pas cent mètre d'elle, son chant restait trés faible dans sa tête.

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Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
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