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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 15:22

Les jours se suivirent et se ressemblèrent, si bien qu'elle en perdit le compte. Lili et elle avançaient chaque jour, suivant la route, une ancienne nationale, la 113. Elle savait qu'un jour elles arriveraient dans une grande ville. Pas une de ces villes de campagne, moyennes que la plupart des gens avaient quittés au départ pensant que les Macaques auraient peur des grandes agglomérations. Quelle erreur ?! Les Macaques aimaient particulièrement les grandes villes. Beaucoup de gens à tuer là bas, enfin c'est la raison que les autorités avaient avancé. En attendant il n'y avait plus grand monde pour vivre dans les villes plus petites.

Léa et Lili en avait traversé une plusieurs jours plus tôt. Les gens se terraient. Elle avait bien remarqué des plantations en vie au fond des jardins, et des lumières dans les maisons en bordure de route, mais elle n'avait pas voulu s'y arrêter. S'arrêter c'était prendre le risque de ne pas avoir le courage de repartir. Les provisions avaient pourtant grandement diminué, alors que la faim grandissait. Lili avait, cinq ou six fois, chassé son repas, mais Léa ne savait pas faire du feu pour faire cuire les lapins que Lili ramenait.

Cependant ce soir, alors que la nuit tombait à nouveau sur leur têtes fatiguées, Léa se dit que si elles apercevaient une maison allumée, elles tenteraient leur chance. Les nuits qu'elles passaient dehors ne lui convenaient pas, la fatigue était trop grande. Ses pieds la faisaient souffrir, et elle aurait donné cher pour une douche. Lili ne semblait pas souffrir outre mesure, mais Léa sentait la fatigue de sa compagne. La pluie leur battait les épaules et le haut du crâne à présent. Parfois Léa se demandait pourquoi il ne lui avait pris l'envie de partir à la belle saison. comme si elle avait eu le choix...

Ses pieds avançaient tout seuls ce soir, elle ne les commandait plus, trop fatiguant. Des maisons proches les unes des autres se dessinaient juste derrière le panneau de la ville

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Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
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