Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de ancilla-et-cauchemars.over-blog.com
  • Le blog de ancilla-et-cauchemars.over-blog.com
  • : une histoire, un dessin, mieux qu'une thérapie
  • Contact

Profil

  • Bananolue
  • timide, préférant l'humour à toute autre forme de communication
  • timide, préférant l'humour à toute autre forme de communication

Catégories

28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 16:40

Il couraient vite. Mais pas assez malheureusement. Le père allongea la foulée, entrainant son fils dans son sillage. Il jeta un coup d'oeil par dessus son épaule. Son fils suivait. Il était jeune. Mais les Macaques aussi suivaient. L'adrénaline décuplait la puissance de ses muscles, augmentait son rythme cardiaque mais lui faisait également tourner la tête. Ces saletés de bestiaux étaient bien plus rapides et tenaces qu'eux. Ils devaient se dépêcher de trouver une dérobade ou sinon...sinon il préférait ne pas l'envisager, il ne connaissait pas de sinon. C'était un battant, un dur, un homme de tête qui savait prendre des décisions, mais aussi un optimiste qui ne lâchait jamais rien.

Il ralentit un tout peu petit pour laisser à Benoît le temps de le rejoindre. C'était un adolescent large d'épaule mais pas trés grand et assez sec. Il courait vite et se fatiguait moins que son père. Ses cheveux blonds collaient à son front par la sueur. Il esquissa un sourire quand il arriva à la hauteur de son père. S'il souffrait ou avait peur, il n'en montrait rien. Ce dernier lui indiqua une rue sur la droite. Plus étroite que la rue principale sur laquelle ils s'usaient, elle obligerait les Macaques costauds à se mettre en ligne et à ralentir. Leur immeuble n'était plus loin. Jamais ils n'auraient sortir aussi tard, encore moins avec son fils, mais il fallait bien manger, et il avait repéré des conserves dans ce vieux magasin. Ce genre de découverte se faisait tellement rare, la ville avait depuis plus d'un an était désertée, il n'en restait rien. Parfois Alex se prenait à penser qu'ils étaient quasiment les derniers habitants.

Ils bifurquèrent brusquement dans la ruelle. Un Macaques fila tout droit, peut-être jugea-t-il trop fatiguante la course pour une proie qu'il ne mangerait même pas. S'ils avaient été des femmes, il en serait peut-être allé autrement. Sans raison il lui vint à l'esprit que l'un de leur poursuivant pouvait être une femelle. Il chassa cette pensée inutile, mâle ou femelle, s'ils parvenaient à les attraper ils se feraient un plaisir de les démembrer. Peut-être même de les contaminer afin de venir grossir leurs rangs.

La ruelle touchait à sa fin. Son souffle aussi. Ses jambes devenaient lourdes et dures, ses poumons lui brûlaient. Il courait pour sa vie et celle de son fils pas pour sa forme. L'effet escomptait ne se fit pas attendre, les quatre Macaques restant se mirent en file indienne. Plus facile à semer, ils ne pourraient pas les encercler. Au bout de cette ruelle faite de mur en béton des grands immeubles presque vides, une porte solide les attendait. Le père tira sur sa réserve et accéléra sa course une fois qu'il fut certain que son fils avait compris son intention. Les boîtes de conserves pesaient lourd dans son dos. Le sac battait sa chaire au rythme de ses pas et il sentait la ferraille entamer la peau. Les ances du sac scisaillaient ses épaules. Quand à son fils il avait l'air de supporter la charge sous son jeu âge. Vivement qu'ils atteingnent la porte. Cette course poursuite était interminable.

Partager cet article

Repost 0
Published by Bananolue - dans "LES LAPINS"
commenter cet article

commentaires